les 100 ans de mon employeur.

100 ans de l'entreprise qui m'emploie

Créer courant juin 2006

Un peu d'histoire que diable,

je vais vous narrer l'aventure,

... enfin je l'ai prise dans une revue à dispo de notre clientèle!

1900 - 1909 La première décennie

Les débuts sont toujours difficiles

Des sociétés privées, en Suisse ro­mande surtout, avaient fait dès 1903 leurs premières expériences en tant que concessionnaires de la Poste avec des omnibus motorisés. Beaucoup abandonnèrent rapidement. La direction générale de la Poste risqua néanmoins, en 1906, le pas dans l'ère moderne. Non sans se heurter à des problèmes administratifs: il lui fallut revenir plusieurs fois à la charge pour que le canton de Berne autorise enfin le stockage de 150 kg de carburant. Avec trois véhicules des marques Berna, Martini et Saurer, elle mit en service le 1er juin la ligne Berne-WohIen-Detlingen et quatre mois plus tard la ligne Berne-Papiermûhle. Les voitures offraient de la place pour 14 voyageurs, plus deux sièges pour le personnel, et atteignaient une vitesse maximale de 30 km/h. On ne peut pas parler de succès éclatant. Vu les nombreuses pannes, les responsables achetèrent en 1907 un second véhicule de se­cours. Le service était maintenant plus sûr, mais restait déficitaire. En 1909, les chevaux firent leur retour sur la ligne de la Papiermûhle. La Poste dé­cida de ne plus ouvrir de nouvelles lignes pour le moment.

1910 - 1919 La deuxième décennie

La percée

Jusqu'en 1918, le car postal resta discret. Pendant la Première Guerre mondiale, le trafic voyageur s'était effondré. Mais la guerre ou plutôt la fin du conflit aida indirectement le car postal à faire sa percée. La régie put reprendre gratuitement et transformer cent camions militaires. Les conditions étaient réunies pour un remplacement rapide de nombreuses postes à chevaux. Particulièrement importante à en croire les annales a été l'ouverture en 1918 de la ligne traversant le Haut-Toggenbourg de Nessiau à Wildhaus, prolongée l'année suivante jusqu'à Buchs. Le succès fut tel que l'on mit bientôt en service des remorques voyageurs, auxquelles était souvent accrochée encore une remorque à bagages.

L'autocar postal de montagne devint une attraction touristique. L'arrière-plan de cette carte postale coloriée montre les Churfisten. Autre chose encore de typiquement suisse commence alors à se dessiner: le système des cars postaux a été conçu comme un complément au train et non une concurrence. Alors comme aujourd'hui, le train du Toggenbourg roulait jusqu'à Nessiau. Et la ligne postale NessIau-Buchs existe aujourd'hui encore.

1920 - 1929 La troisième décennie

La conquête des Alpes

Au début des années 20, le car postal conquiert les Alpes. C'est le début d'un romantisme qui n'a pas fini d'imprégner l'image des transports jaunes. La première ligne franchissant un col a été en 1919 celle du Simplon, d'autres ont suivi rapidement. En 1923, l'autocar postal du Gothard sonna le glas de la plus célèbre des diligences. La poste commença aussi à desservir les vallées de montagne. Sur notre image, un FBW à trois essieux pétarade sur la route de Sion aux Haudères. Des véhicules plus sûrs au moteur plus puissant permettaient ce genre de trajets. En 1924, les pneus à air supplantèrent les pneus pleins, rendant le trajet plus confortable et réduisant la forte consommation de carburant. Le car alpin fit son entrée, dont par beau temps le toit ouvrant pouvait se replier complètement. Sur les routes de montagne souvent précaires, la règle était jusqu'en 1953 que les lourds autocars postaux roulent toujours côté montagne, ce qui posait des problèmes aux automobilistes. C'est pourquoi, en 1924, a commencé à résonner la célèbre trompe à trois notes, emblème sonore de la poste populaire aujourd'hui encore.

1930 - 1939 La quatrième décennie

L'essor même en hiver

Les véhicules d'un nouveau genre, qui soulevaient beaucoup de poussière sur les routes non goudronnées, n'étaient pas du goût de tout le monde, au début. «Un autocar postal bruyant, pétaradant, puant, chasse nos bonnes vieilles diligences», s'énervait en 1920 un lecteur de la Berner Zeitung. Mais les voix positives ne tardèrent pas à avoir le dessus. Le tourisme reconnut que le car postal pouvait transporter un nombre croissant de visiteurs. Dans les années 30, le ski connut un premier essor, et aussi l'exploitation hivernale des cars postaux, qui exigeait des conducteurs des talents particuliers. Certaines lignes de montagne virent apparaître des véhicules à chenilles. Par les beaux dimanches d'hiver, jusqu'à 40 autocars postaux reliaient Berne aux pistes du Gantrisch, au bas desquelles des files entières attendaient ensuite le retour (notre photo a été prise en 1935). Aujourd'hui le car postal ne joue plus qu'un rôle secondaire pour ceux qui skient au Gantrisch.

Les files dominicales, bien plus longues, sont formées par des véhicules privés, mais la neige s'est faite plus rare.

1940 - 1949 La cinquième décennie

Les restrictions de la guerre

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, parmi bien d'autres choses, les carburants liquides se firent rares et la Confédération les rationna. Les PTT décidèrent de transformer quelque 300 véhicules pour les faire fonctionner au gazogène ou au carbure. Dans les années 30, on avait fait des essais avec des carburants de remplacement, si bien que cette technique était maintenant disponible. On installa les chaudières nécessaires à l'arrière des véhicules. Au lieu de pompes à essence, de gros sacs pleins de bûches attendaient les chauffeurs, qui les vidaient dans le carburateur à bois. En 1942, les pneus à air aussi vinrent à manquer. On en revint aux pneus pleins et même parfois aux cercles métalliques. Ainsi le car postal put assurer un service, bien que fortement réduit, même pendant la guerre. Après 1945, les fabricants suisses eurent des difficultés de livraison, si bien que, pour la première fois, les PTT commandèrent des véhicules à l'étranger. Alfa Roméo construisit deux séries d'autocars, en 1947 et en 1948. Pendant des décennies, ils restèrent les seuls véhicules étrangers.

1950 - 1959 La sixième décennie

En voyage avec les «bouteilles de Bûlach»

Les années 50 marquent le début du miracle économique. Les gens ont plus d'argent, plus de loisirs. Les grands voyages à l'étranger sont encore rares, mais les moyens suffisent pour découvrir son propre pays et les environs. Le car postal est alors un moyen très populaire pour le faire, car la motorisation de masse n'en est qu'à ses débuts. Le Tessin, les montagnes et les lacs occupent les premières places au classement des destinations favorites. Notre photo illustre une scène de cette époque optimiste. Elle a été prise à Menaggio, au bord du Lac de Côme, en Italie. Un bateau quitte le rivage, des marchands ambulants sur de sympathiques triporteurs proposent des glaces, tandis que les cars postaux font halte sur le trajet de Lugano à Saint-Moritz. Les deux cars alpins du milieu font partie des séries achetées depuis 1954 chez Saurer et FBW ; un toit de verre y a remplacé le toit ouvrant, qui avait fait son temps à cause des courants d'air, à vitesse élevée, et de sa mauvaise isolation. Les conducteurs avaient surnommé le nouveau modèle «bouteille de Bûlach».

1960 - 1969 La septième décennie

La foi dans le progrès

En même temps que le produit social brut, la consommation d'énergie a augmenté elle aussi. Pour couvrir les besoins en électricité, la Suisse a misé d'abord sur le développement de l'énergie hydraulique. Dans tout l'arc alpin, en ces temps de foi dans le progrès, les sociétés électriques ont élevé d'énormes barrages, dont les hauteurs vertigineuses coupaient le souffle aux promeneurs du dimanche. Celui de Punt dal Gall, derrière lequel se pressent les eaux du lac de Livigno, a été achevé en 1968. Il sert en même temps de pont pour la route qui du Pass dal Fuorn bifurque en direction de la zone franche italienne de Livigno. Les deux cars postaux qui font halte sur la couronne murale, alors que le trafic est encore rare, illustrent une transition importante dans le design. Le car alpin de gauche a encore son avant caractéristique en forme de museau. Le modèle de droite, plus moderne, est un exemple de car à avant droit comme on en a construit à partir de 1955. Pour une longueur pratiquement identique, il offrait un quart de places en plus, illustrant à son tour le progrès.

1970 - 1979 La huitième décennie

La poste d'après le dernier postillon

Le Gothard est pour la Suisse une sorte de mythe. Il passe pour le berceau du pays, symbole de son indépendance. Mais il a surtout été depuis le Moyen âge une importante voie commerciale à travers les Alpes. Avec la construction de la route carrossable a débuté au XIXe siècle l'âge de la diligence postale, devenue mythique elle aussi. Aujourd'hui encore le couplet mélancolique «ich bin vom Gotthard der letzte Postillon» résonne dans bien des oreilles. Tempi passati. Après la Deuxième Guerre mondiale, les citadins du Nord avides de soleil se sont mis à descendre en masse vers le Tessin et l'Italie, toujours plus souvent dans leur propre véhicule. Avant que le tunnel routier n'entre en service en 1980, la route du col, l'été, n'était pas épargnée par les bouchons. Le car postal, la «poste alpine», restait en dépit des changements radicaux des mœurs voyageuses un moyen de transport apprécié précisément pour faire les cols. La grande époque du Tour des Trois ou des Quatre Cols avait commencé en 1946 avec l'ouverture de la route du Susten.

1980 - 1989 La neuvième décennie

Un car postal toutes les heures

Le car postal est souvent associé au développement des régions périphériques, aux montagnes et aux cols. Bien sûr, ce côté romantique de l'entreprise existe, et il est attesté à des milliers d'exemplaires. Sur des affiches, dans des livres et des films et aussi dans les archives du Musée de la communication, à Berne. Il est plus difficile d'en montrer l'autre face, qui en termes de nombre de passagers a d'emblée été la plus importante, mais aussi la moins spectaculaire: la poste dessert les agglomérations, qui amène jour après jour des dizaines de milliers de pendulaires au bureau ou à l'école. De la ville de Brugg, on a tout de même cette carte postale en couleurs de la gare postale. Pour une fois ce ne sont pas les montagnes mais des grands bâtiments qui en dessinent le fond. En 1982, la Suisse a introduit l'horaire cadencé, selon la devise à chaque heure un train dans toutes les directions. Le car postal aussi s'est intégré dans ce concept et a fortement étendu ses prestations en même temps que le train. Du même coup, les centres de transbordement urbains ont gagné en importance.

1990 - 1999 La dixième décennie

Toujours plus de passagers

Le car postal s'est adapté au changement foudroyant de son environnement. La dernière décennie du XXe siècle a aussi été celle de défis gigantesques. La nouvelle loi sur les chemins de fer a introduit la concurrence dans l'adjudication des lignes. La pression des coûts a augmenté. Le car postal, présent surtout dans le transport régional, est resté un élément important des transports publics suisses. Avec plus de 10000 km, il est de tous celui qui offre le réseau le plus long. En 2002, le nombre de passagers a atteint 97 millions. Grâce notamment à de nouvelles offres, le car postal a maintenu sa forte position sur le marché. C'est ainsi par exemple qu'il offre avec son publicar un service «porte-à-porte» dans une bonne trentaine de régions faiblement peuplées. Pour l'acquisition de nouveaux véhicules aussi, l'entreprise roule avec son temps. Dans plusieurs régions du pays circulent depuis 1995 des cars postaux à deux étages, d'où l'on jouit d'une vue spéciale et qui sont aussi particulièrement économiques sur les tronçons très fréquentés.

...et pour moi?

20 ans d'activité ...

... c'est le 12 juin 1989 que je fis mon entrée aux cars postaux.
A ce jour ou je mets a jour mon site, j'ai pile 20 ans de volant, mais 28 ans d'entreprise "La Poste", à l'époque "PTT".
En 20 ans, mais que de changements, que dis-je, que de bouleversements, mais toujours une joie et un bonheur de me lever le matin pour m'occuper de mes 260 a 320 chevaux, en fonction du modèle que je prends.
De voir les regards de ses "crapules de mouflets" qui nous remplissent le car de leurs cris, de leurs jeunesses, de leurs vies ... qui me crispe car je me rends compte que je veillis, que la vie avance, voilà déjà plus de 10 à 15 ans que j'amène à l'école les enfants des copines, 8-) et que bientôt je vais transporter les enfants des enfants des copines ... :LOL: mais j'ai besoin d'eux, car leurs sourires et leurs rires sont ma "DHEA", ma "cure de jouvence".
...
bref, tout cela pour dire, encore une fois 20 ans ... et me voilà retraité! 


Le temps passe, nous voilà en 2016, mes 35 ans d'entreprise se profile courant août et aussi l'année de mes 50 ans, je peux presque dire, plus que 15 ... mais a lire le paragraphe ci dessous ... vais-je y arriver?

A la vitesse de l'évolution technologique ... combien d'années reste t'il aux conducteurs?
Ce sera comme les diligences ... un temps!

Dois je avoir peur?

Es-ce le début de la fin de mon job???
11 janvier 2016
Première suisse avec des navettes autonomes
Sur mandat de la Poste, CarPostal Suisse SA souhaite tester durant deux ans à Sion deux navettes autonomes avec d’autres partenaires tels que la Ville de Sion, le Canton du Valais ainsi que l’EPFL. C’est la première fois en Suisse qu’une entreprise utilise cette technologie dans l’espace public pour transporter des voyageurs. 
Les navettes du constructeur français Navya sillonneront les rues du chef-lieu valaisan en mode 100% électrique. Les deux véhicules transporteront jusqu’à neuf personnes à une vitesse maximale de 20 km/h en ville de Sion. Même si un personnel accompagnant instruit est toujours à bord, les navettes affichent un degré d’automatisation intégral, n’ayant ni volant ni pédales de frein ou d’accélérateur. Un bouton d’urgence pour immobiliser le véhicule peut toutefois être activé en cas de besoin. Grâce à des capteurs de dernière génération, le véhicule peut circuler au centimètre près et distinguer sur la route tous les types d’obstacles et la signalisation, de jour comme de nuit. Les deux navettes seront surveillées et contrôlées à l’aide d’un logiciel développé par BestMile, une start-up suisse spécialisée dans le domaine.Lors d’une première phase de décembre 2015 au printemps 2016 environ, les véhicules seront testés par des spécialistes sur un site privé et fermé. Si les autorités compétentes autorisent l’essai pilote, les navettes autonomes pourront circuler dans l’espace public et transporter des personnes au cours d’une seconde phase. Le cadre légal régissant l’utilisation de véhicules autonomes sur la voie publique n’est à ce jour pas encore arrêté. Ainsi, la réalisation de l’essai pilote en ville de Sion nécessite une autorisation spéciale.CarPostal et la Ville de Sion souhaitent, avec leurs partenaires, savoir si l’utilisation de navettes autonomes dans l’espace public apporte une plus-value aux clients. Cet essai doit démontrer si leur introduction dans l’espace public – par exemple dans les zones piétonnes, les localités sans voitures ou les sites d’entreprise – est possible. En outre, l’entreprise de transport et le chef-lieu valaisan désirent récolter des expériences sur les nouvelles formes de mobilité et offrir la possibilité de rallier des endroits qui, jusqu’à présent, n’étaient pas accessibles aux transports publics. A terme, le but n’est pas de remplacer les bus par des navettes autonomes sur des lignes existantes, mais de diversifier les moyens de transport afin de satisfaire la plupart des besoins de mobilité des usagers.
Aménager la mobilité du futur
CarPostal, la plus importante entreprise de transport public par car en Suisse, se transforme pour devenir un prestataire de mobilité global. Néanmoins, le développement purement technique n’est pas du ressort de CarPostal. Ce développement a actuellement lieu et a d’ores et déjà atteint un stade remarquable. CarPostal souhaite promouvoir une utilisation responsable des nouvelles technologies au profit de nouvelles formes de mobilité dans les transports publics et à l’interface avec la mobilité individuelle. CarPostal ambitionne de façonner la mobilité de demain, c’est pourquoi elle teste l’application de nouvelles technologies avec la minutie qui s’impose.

Daniel Landolf, responsable CarPostal:
Une tradition garante du succès futur
L’histoire de CarPostal débute en 1849 avec la mise en place d’un réseau de diligences postales, dont la dernière représentante – la légendaire diligence du Saint-Gothard – circule encore aujourd’hui sur la route du col éponyme, pour le plus grand plaisir des touristes.

Les cars postaux jaunes font aujourd'hui partie intégrante du paysage routier: CarPostal est la plus grande entreprise de transport par car au sein des Transports Publics suisses. La marque CarPostal incarne la fiabilité, la sécurité et la confiance.

Le courage d'explorer de nouvelles voies
En Suisse, la mobilité des personnes évolue. Les individus veulent pouvoir se déplacer toujours plus vite et plus confortablement, tout en étant mieux informés. Les réseaux routiers et ferroviaires se heurtent aux limites de leurs capacités, tandis que les pouvoirs publics subissent la pression des coûts.

Les frontières entre trafic motorisé public et individuel tendent à disparaître. La pression sur le marché est amplifiée par la percée de nouveaux prestataires de mobilité qui proposent de nouveaux modèles d'exploitation et de nouvelles prestations. CarPostal répond à cette évolution dynamique du marché par des offres novatrices, sans pour autant renoncer à ses valeurs traditionnelles. Les offres de mobilité complémentaires «PubliRide» et «PubliBike» en sont un bon exemple.
En étroite collaboration avec des partenaires innovants des branches de la technologie, de la science, de la mobilité ainsi que des commanditaires, CarPostal recherche des solutions d'avenir écologiques – comme c'est actuellement le cas avec le test de navettes autonomes réalisé à Sion. Ainsi, CarPostal contribue activement à la configuration et au développement du marché suisse de la mobilité.

Bref ... c'est magique ... mais quand la robotisation va mettre tellement de monde au chomage... 
Ce ne sera pas la moitié des autres qui va pouvoir payer pour ceux qui perdront leur emploi.


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